La salle de bain est une pièce exigeante : il faut une lumière flatteuse et fidèle pour se maquiller ou se raser, assez puissante pour l’hygiène, et un matériel adapté à l’humidité. Voici comment choisir les ampoules et luminaires, étape par étape.
Les bons choix :
- Lumens : 200 à 300 lumens par m² pour l’éclairage général, plus 800 à 1 500 lumens autour du miroir.
- Température de couleur : 3 000 K (ambiance) à 4 000 K (miroir).
- IRC : 90 et plus pour des couleurs de peau fidèles.
- IP : selon les volumes de la norme NF C 15-100 (IPX4 minimum près de la douche et de la baignoire).
- Emplacement : lumière de chaque côté du miroir, pas seulement au-dessus.
Combien de lumens pour une salle de bain ?
Pour l’éclairage général, comptez 200 à 300 lumens par m². Une salle de bain de 6 m² demande donc 1 200 à 1 800 lumens, par exemple 4 spots de 400 lumens. Au miroir, on ajoute 800 à 1 500 lumens répartis de part et d’autre. Pour le détail du calcul, voir combien de lux par pièce et le tableau lumens / watts.
Quelle température de couleur ?
- Au miroir : 3 500 à 4 000 K, un blanc neutre qui permet de juger les couleurs (maquillage, teint).
- Éclairage général : 3 000 K, chaleureux mais net.
- Ambiance du bain : 2 700 K sur variateur.
Un seul circuit ? Les ampoules à température réglable permettent de passer du blanc chaud au blanc neutre. Voir quelle température pour chaque pièce.
L’indice de rendu des couleurs (IRC)
C’est le critère le plus négligé et le plus important devant un miroir. Un IRC de 80 donne un teint un peu terne ; un IRC de 90 et plus restitue fidèlement la peau, le maquillage et les cheveux. Voir l’indice de rendu des couleurs et le meilleur éclairage pour le maquillage.
Où placer la lumière ?
- De chaque côté du miroir, à hauteur du visage : c’est l’idéal, sans ombres sous les yeux et le menton.
- Au-dessus du miroir : acceptable si la source est large et diffusante ; un spot unique crée des ombres dures.
- Miroir rétroéclairé : lumière douce et homogène, très pratique.
- Au plafond : spots encastrés ou plafonnier pour l’éclairage général, et un spot au-dessus de la douche (en 12 V si en volume 1).
Pour la répartition des spots : combien de spots et comment les disposer.

Les indices IP et les volumes
La norme NF C 15-100 divise la salle de bain en volumes :
- Volume 0 (dans la baignoire ou le receveur) : IPX7, uniquement en 12 V TBTS ;
- Volume 1 (au-dessus, jusqu’à 2,25 m) : IPX4 minimum, uniquement en 12 V TBTS ;
- Volume 2 (60 cm autour) : IPX4, luminaires de classe II en 230 V autorisés ;
- Hors volume : pas d’IP imposé, IP44 conseillé.
Tous les détails dans les indices IP en salle de bain.
Quel type d’ampoule ou de luminaire ?
| Emplacement | Solution conseillée |
|---|---|
| Plafond, hors douche | Spots LED GU10 ou intégrés IP44, ou plafonnier IP44 |
| Au-dessus de la douche | Spot LED 12 V IP65, alimentation hors volumes |
| Miroir | Appliques IP44 de part et d’autre, ou miroir LED intégré |
| Ambiance | Ruban LED IP65/IP67 en 24 V sous le meuble ou dans une niche |
Pour les spots, l’angle d’ouverture de 60° ou plus convient à l’éclairage général. Les LED supportent bien l’humidité si le luminaire est adapté, et elles ne craignent pas les allumages fréquents d’une salle de bain.
Questions fréquentes
Quelle ampoule LED pour une salle de bain ?
Une LED de 3 000 à 4 000 K, IRC 90 et plus, dans un luminaire à l’indice IP adapté à son emplacement.
Combien de lumens pour une petite salle de bain de 4 m² ?
Environ 800 à 1 200 lumens pour l’éclairage général, plus 800 lumens au miroir.
Peut-on mettre une ampoule classique dans une salle de bain ?
Oui, hors volumes et dans un luminaire adapté. Près de la douche ou de la baignoire, il faut des luminaires spécifiques.